[Samedi 25 octobre 2014] Grand rassemblement

Infos et matos de diff’ ici !

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[Mercredi 17 et Jeudi 18 septembre] Grozad

Aujourd’hui, c’est GROZAD, en espérant que cela détende un peu l’atmosphère !

Cette semaine Groland s’invite dans le Tarn et sur la ZAD !

Visites de soutien, venues du Festival International du Film Grolandais de Toulouse ! (membres du jury, réalisateurs, acteurs…)

MERCREDI 17 SEPTEMBRE : Noël GODIN, Raoul VANEIGEM et J.-H. MEUNIER
8h45-9h30 Rassemblement devant le Conseil général à ALBI (choix définitif de l’Assemblée générale des opposants à Albi ce soir, même si ce n’est plus le lieu d’occupation sur Albi depuis l’expulsion de ce mardi matin).
10h15-11h15 à la ZAD du TESTET (entrée Barat, croisement D132-D32, à 10 km de Gaillac)
11h30-12h avec les lycéens en grève à GAILLAC (lycée Victor Hugo)
 
JEUDI 18 SEPTEMBRE : Sergio GHIRARDI, Alessandro DI GIUSEPPE et l’Eglise de la Très Sainte Consommation
 
10h-11h30 à la ZAD du TESTET (bénédiction des tronçonneuses et des flash-ball !)
12h-13h30 Rassemblement devant le Conseil général à ALBI (choix définitif de l’Assemblée générale des opposants à Albi ce soir, même si ce n’est plus le lieu d’occupation sur Albi depuis l’expulsion de ce mardi matin). Alessandro et l’ETSC feront une messe de soutien à Thierry Carcenac !
 
14h-14h30 avec les lycéens en grève à GAILLAC (lycée Victor Hugo)
Des surprises se préparent…
 VENEZ NOMBREUX POUR LES RENCONTRER ET NOUS SOUTENIR !!! MERCI !!!
 

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[Nuit du 12 au 13 septembre] Témoignage sur une chasse à l’homme subie par des zadistes

Vers 22h30 des militants anti-barrage reçoivent un appel à l’aide, provenant d’un  campement sur la zone à défendre du TESTET. Ceux-ci seraient attaqués par des pros-barrage,  ils décident donc de partir les  soutenir. Un camion les prennent et ils partent en direction de la maison de la forêt de SIVENS. Arrivés prés de la zone,  ils tombent sur une cinquantaine de pro barrage qui se mettent à charger, obligeant le camion à faire une longue marche arrière,  qui finira dans un fossé.  Le camion est alors pris d’assaut à coup de barre de fer, de pierre et de cocktail Molotov, obligeant les camarades à sortir précipitamment du véhicule.  Ils essaient de se défendre tant  bien que mal,  mais acculés par le nombre de pros-barrage qui augmentent, ils reculent en  passant par une maison qui leur refuse l’aide demandée. Ils partent donc en direction des bois sous les tirs d’arme de chasse. Les pros-barrage organisent alors des rondes, équipés de quad, de camions avec projecteur, et de chiens de chasse.

Pendant la poursuite un camarade se retrouve isolé. Il part se cacher dans le bois opposé à celui de ses amis. Il reste plus d’une heure caché dedans,  sous la pression de la chasse à l’homme qui vient de se lancer. Il finit par se faire débusquer par des hommes avec des lampes. Ceux-ci le tabassent, vident  une bombe lacrymogène entière sur lui, et
finissent par le menotter et lui pointer un flash-ball dessus. C’est seulement là qu’il comprend qu’il s’est fait interpeler par le PSIG (peloton de sécurité et d’intervention de la gendarmerie). Il est ensuite emmené sur la route,  sous les insultes des gendarmes, en direction des fourgons de la gendarmerie. Le groupe avec l’interpellé croisent des pros-barrage armés de fusil , ratissant les champs, en communication avec les gendarmes qui  laissent ces derniers agir sans problème. Arriver au camion qui doit emmener le camarade interpellé, celui-ci reçoit, alors qu’il est menotté,  un coup de matraque derrière la tête, puis est clairement exhibé devant les pros-barrage qui lui profèrent des menaces. Il passera  17h en garde à vue, accusé de violence en réunion,  avec usage ou menace d’une arme. C’est l’agresser qui devient l’agresseur…

Pour les camarades restés ensemble, une longue nuit les attend dans le bois, sous la pression de la chasse à l’homme qu’ils subissent.  Au petit matin,  ils ressortent du bois et échappant à la traque, ils partent se mettre en sécurité.

Après avoir vue la haine de cette masse de gens déchaînée et rendu fou, au point de tirer à l’arme de chasse et traqué pendant une nuit entière avec des moyens démesurés, le tout avec la complicité des forces de l’ordre, toutes les personnes ayant subis cet évènement partagent le même sentiment d’avoir échapper à une mort probable.

CONTRE LE FASCISME, ON NE LÂCHE RIEN !!!

[Dimanche 14 septembre] Bilan et urgences en cours

Encore plus de 800 personnes sur le site aujourd’hui.

Mais les machines ont été ramenées sur le site sous bonne garde en soirée : blocage dégagé aux Caumonts, 4 interpellations. Bref, cela chauffe de nuit désormais et ajoutons à cela des pro-barrages qui rodent dans les parrages : attention ! Il ne faut pas compter sur les flics pour s’en occuper.

Demain à Albi,  7h45 : Carcenac reçoit des élus qui sont contre le barrage, prêts à s’enchainer symboliquement. Il faut être nombreux sur place, dès cette nuit  ! Prévenez vos ami-e-s sur Albi.

Demain à Gaillac : blocage du Lycée Victor Hugo, coups de main bienvenus (bouffe, eau, instruments de musique).

Nous vivons des jours charnières, soyons tous mobilisés !

 

APPEL à OCCUPATION JOUR et NUIT devant le CG81 à Albi!

APPEL à OCCUPATION JOUR et NUIT devant le CG81 à Albi!

Mardi 9 sept. matin nous avons été expulsés manu militari, coups de matraque, coups de pied des locaux du Conseil Général du Tarn. Des grévistes de la faim -depuis le 27 août- ont été malmenés. Aucune réponse à la demande de MORATOIRE ni de DIALOGUE.

Depuis mardi 13h nous occupons le trottoir devant le CG et comptons y rester pour sauver le Testet de la destruction en cours. ça fait 5 Nuits et 5 Jours et on tient BON!! Ambiance solidaire et gand soutien des passants en journée, pas (encore) d’emmerdes la nuit. Lire la suite

[Semaine du 1er au 7 Septembre] Texte écrit sur la ZAD, la 1ere semaine de deboisement par un occupant

Texte écrit sur la ZAD, la 1ere semaine de deboisement par un occupant:

J’ai vu un chat blanc qui attaquait un serpent dans la forêt des mille verts, présage que je ne peux qu’interpreter qu’avec les yeux du reve…
J’ai vu le très vieux chêne et nous avons parlé du massacre des arbres…
Tout cela n’est pas si grave me dit-il nous étions la avant vous, nous le serons après. Les mille et une graines remplaceront nos frères sacrifiés.

J’ai vu un grand guerrier a la mine farouche ployant sous la douleur de sa jambe meurtrie qui ne se plaignait pas et j’ai porte son sac.
J’ai vu des femmes enfants mutilés par les tirs des hommes cosmonautes sans pitié le coeur couvert de haine.

J’ai vu des prêtres fous invoquant a leur aide les entités du ciel, de la Terre et du feu.
Des jeunes gens en nage, sous le soleil de plomb, qui creusaient des tranchées pour bloquer les machines.
Des femmes magnifiques leur donner a manger…
Des vieillards courageux prodiguer leurs conseils.

J’ai vécu dans ce reve et j’ai reve la pluie pour que, dans leur bourbier, s’enterrent leurs machines…
Le dragon invoque apparut dans la lune et l’orage gronda et les éclairs brillerent loin des discours…

Des humains se battent avec l’ardeur farouche de leurs aïeuls gaulois, les légions periront de leur propre colère!
Courage, honneur et gloire a tous ces combattants!!!

Que le ciel foudroit nos ennemis afin que nos enfants puissent courir un jour sous l’ombre des grands chênes…

Que vive la forêt de Sivens! Et meurent les machines…

[Mardi 2 Septembre] Communiqué

Collectif Tant qu’il y aura des bouilles

Lisle-sur-Tarn, 2 septembre 2014

Au Testet, les aménageurs s’enferment dans la confrontation. La lutte continue et se renforce.

Lundi matin 1er septembre, le déboisement a commencé sur la ZAD du Testet. Des chênes et des hêtres ont été abattus sur une petite parcelle, sous protection dense de 200 gendarmes mobiles, PSIG et brigade canine, pour certains venus de Paris. Ils ont subi un harcèlement constant par des clowns, zadistes, paysan.ne.s, révolté.e.s de tous bords. La répression a été plus brutale que lors des confrontations précédentes. Mardi matin, les forces de l’ordre sont de retour avec des engins de chantier

Ces nouveaux événements démontrent le mépris que Conseil Général du Tarn entretient pour le dialogue et pour les opposant.e.s. Il s’agit d’un passage en force que nous condamnons. Ce comportement nourrit la rage, y compris chez les opposant.e.s les plus pacifistes, et légitime pour tous des actions de plus en plus radicales. L’impression partagée est que se faire entendre nécessite de monter encore les enchères.

teste1-05Nous constatons cependant une victoire. Nombre d’opposant.e.s se sont récemment résolus à l’action de terrain, et sont prêts à entraver physiquement l’avancement du projet, à immobiliser leurs véhicules sur les voies d’accès. C’est sans doute un tournant dans la forme que prend la mobilisation.

Que ceci soit bien clair pour les aménageurs, le Conseil Général et ses soutiens. Le démarrage des travaux ne marque pas la fin de la mobilisation, au contraire. Le mouvement de résistance est plus nombreux, plus solidaire, plus diversifié et plus déterminé que jamais. La répression nous rend plus forts. Notre position est claire : nous voulons l’interruption des travaux.