Bouille Hebdo Juillet – Aout

Voici quelques infos, avant une  bonne trêve estivale qui s’annonce plutôt calme par chez nous.
Déjà une bonne nouvelle, le commissaire enquêteur a donné un avis défavorable à la vente de chemins ruraux sur la commune de Lisle sur Tarn…On se faisait l’écho de cette histoire en reproduisant un trac émanant de citoyens membres de l’assoc’ Lisle Environnement. Après, l’été  ne sera pas si calme partout :

  • Dans la Montagne Noire, du côté d’Albine, la résistance se met en place contre un projet d’éoliennes inductrielles.  Ils et elles ont besoin de mobilisation pour ralentir voir empêcher le chantier d’avancer, c’est urgent!
    A suivre donc, cf un lien vers un article de France 3, en date du 11 juillet…
  • Du côté de la ZAD Villenave d’Ornon : Cf. un témoignage que l’on reçoit d’un-e ex de Sivens : SOS Lanceurs d’Alertes et un article de Fabrice Nicolino sur le sujet (paru dans Charlie Hebdo)
  • Du côté de Bure : http://vmc.camp/2016/  où le Bois Lejuc est réoccupé depuis le samedi 16.

 

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Bouille Hebdo du 4 au 11 juillet

Jeudi 7 juillet : Expulsions à Villenave et Bure !

Lundi 4 juillet : Le collectif réagit aux récentes décisions de justice dans un communiqué de presse.

Reporterre boucle une série d’articles d’investigation cruciaux sur la mort de Rémi Fraisse. A lire absolument  !

Une pensée aux ami-e-s qui turbinent tout l’été, à NDDL et aussi à Bure et Villenave d’Ornon :

 

4 Juillet 2016 : communiqué de presse du Collectif

Le collectif Tant qu’il y aura des Bouilles prend acte des décisions de justice qui viennent d’être rendues, concernant le projet de barrage de Sivens :
– la déclaration d’utilité publique (DUP) est annulée.
– la déclaration autorisant la dérogation à la loi sur les espèces animales protégées est annulée.
– la déclaration autorisant le déboisement est annulée.
Il regrette le non-lieu sur la déclaration d’intérêt générale (DIG) qui met quasiment hors d’examen de la justice les exactions, les destructions, toutes les violences d’Etat qui ont accompagné les travaux. Les responsabilités seront plus difficiles à établir, les dommages ne seront pas chiffrés, les réparations difficiles à obtenir.

Sans l’occupation de la zone humide du Testet, initiée par le Collectif Tant qu’il y aura des Bouilles, nous aurions aujourd’hui un barrage illégal dans la vallée du Testet, comme à Fourogue. Le collectif et les occupant-e-s ont agi en état de légitime défense face à un écocide et, dans ce cas de force majeure, ont joué un rôle de lanceur d’alerte, rôle qui doit être souligné et reconnu.

Ce jugement donne tort à la préfète Mme Chevalier et au ministre Mr Martin qui ont signé les autorisations, tort aux 43 conseillers généraux qui se sont alignés sur la position de Thierry Carcenac, leur président au département, tort à la CACG, à la fois « experte » en analyse des besoins en eau et fabricante de barrage, tort aux quelques agriculteurs productivistes qui escomptaient profiter à moindre frais de l’investissement public, tort à l’Etat qui a envoyé police et armée sur un chantier illégal.

Que ceci soit aussi un encouragement pour les acteurs des autres luttes en cours ou à venir. Nous pensons particulièrement aux occupations récentes du bois de Mandres à Bure et à celle de Villenave d’Ornon près de Bordeaux qui montrent que notre mouvement, loin de se tarir, se développe. Réaffirmons la légitimité de toutes ces luttes contre l’aménagement du territoire, y compris celle de Notre-Dame-Des-Landes que la mascarade de référendum n’invalide pas.

Le Collectif restera vigilant sur les conséquences de ces jugements. Les responsables du désastre, à quelque niveau que ce soit, doivent être clairement identifiés. Les opposant-e s qui ont été condamné-e-s doivent être amnistié-e-s. Toutes les personnes ayant subi un préjudice pour s’être opposées à ce barrage, doivent obtenir réparation.

Justice doit être rendue à la famille de Rémi Fraisse.