Enquêtes sur les violences policières : appel à plaintes et témoignages

Au vu des nombreux témoignages de violences policières depuis le début des travaux au testet, on propose que chaque personne victime dépose une plainte pénale. Si possible, transmettre une copie de cette plainte aux avocats qui suivent les bouilles. Et on propose que toute personne qui a été témoin de ces violences rédige une attestation, avec copie de leur pièce d’identité, sur les faits qu’ils ont vus.

Guide pour déposer une plainte

  • Adressez le courrier à Monsieur le Procureur de la République, Tribunal de Grande Instance, Palais de Justice, 81000 Albi.
  • Attention : gardez une copie de votre courrier et l’adresser en LRAR (Lettre en Recommandé avec Accusé de Réception)
  • Bien mettre une adresse où vous pouvez être contacté car des courriers peuvent vous être envoyés
  • Pour ête efficace, le courrier au Procureur doit être également envoyé à l’IGGN qui pourra vous convoquer pour vous entendre. Adressez une copie du courrier (et mentionnez cette envoi dans la lettre) à l’IGGN : Inspection Générale de la Gendarmerie Nationale – Caserne Paris Minimes, 12 rue de Béarn 75003 PARIS
  • Pour centraliser toutes les plainte et éventuellement saisir le juge d’instruction, si aucune enquête n’est menée dans les trois mois, envoyer une copie Me DUJARDIN, 3 allées Paul Feuga – 31000 TOULOUSE, ou à déposer dans la boite aux lettre du cabinet à Gaillac (1 avenue Flandres Dunkerque, face au stade de rugby), ou par mail : dujardin-claire@orange.fr
  • Précisez la date, l’heure, les lieux exacts (mettez le plus de détails possibles, le numéro de parcelle par exemple, aidez-vous des cartes et des autres témoins pour décrire les lieux le plus précisément possible)
  • Décrivez les faits, mettez à disposition les preuves éventuelles,
  • Si vous avez un certificat médical, joignez en une copie (si possible avec nombre d’ITT)
  • si vous avez une vidéo, mentionnez le et gardez la en sécurité pour la montrer ensuite aux enqueteurs
  • Signez
  • Joignez une copie de la carte d’identité (recto et verso sur la même page)

Guide pour témoigner

Pour tous ceux qui ont été témoins et veulent témoigner, voici l’attestation type à remplir (attention mettre copie de la pièce d’identité avec):

Formulaire Attestation Témoignage JAF

Des témoignages anonymes peuvent également être faits mais ils ne pourront être utilisés que groupés ou en complément des attestations nominatives.


[15 octobre 2014] Appel aux auteurs de vidéos :

Vous êtes l’auteur d’une vidéo de violence / bavure policières …. ?
Merci de la diffuser sur la plateforme BFM Témoin à l’adresse suivante :
http://temoins.bfmtv.com/
Nous pouvons vous aidez pour les textes, merci de penser à ajouter les TAG suivant :
sivens testet zad violence bavure
Plus les vidéos circulent via des réseaux autres que Facebook ou Youtube

plus nous avons de chance d’être entendu.
Merci d’avance.


Appel :

Mardi (16 sept.) un copain de passage sur la zone a pris une photo (avec accord) d’un autre copain qui s’est fait casser le nez par les keufs (il me semble quand il s’est fait virer d’un hamac ?)

Il souhaiterait diffuser son témoignage et la photo (à Reporterre entre autre) mais n’a pas le contact de la victime.

Il présume que c’est OK puisqu’il a été invité à prendre la photo du blessé. On cherche donc à entrer en contact avec la victime pour avoir son aval. Merci de diffuser l’info pour essayer de retrouver cette personne.


Reçu le 10 sept. :

Bonjour,
Quelque soit notre avis – ou absence d’avis – sur le barrage de Sivens*, nous sommes en droit d’exiger une explication au sujet des violences policières sur les opposant-es au projet.
Des actions pacifiques en ville (par exemple à Gaillac vendredi 05 septembre 2014 au rond-point du collège Taillefer, heure de rentrée des classes – doc ci-joint) sont réprimées par la force : matraquages, personnes au sol, etc…
D’autres violences plus graves encore nous sont rapportées par des personnes revenues de la forêt de Sivens(en cours d’abattage et sous haute surveillance).
Le débat sur la violence est riche et complexe (qui jette la première pierre ?) mais rien n’autorise ces actes, ni la transformation d’un territoire en terrain de jeu des forces armées (gaz lacrymo,  » flashball « ).
Qui que vous soyez, vous pouvez réagir à votre façon, et par exemple, téléphoner au Conseil Général du Tarn à ALBI,pour demander une explication au sujet des événements dont vous êtes témoins directes ou indirectes.
Cabinet du Président du Conseil Général du Tarn :05 63 45 64 12
Toute autre idée ou initiative issue de notre propre imagination est autorisée !
A bientôt,
S.T
*Sivens : forêt où se déroule le chantier de barrage sur la zone humide du Testet

Un cycle - un gendarme - 5 sept 2014 à Gaillac

Un cycle – un gendarme – 5 sept 2014 à Gaillac

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4 réflexions au sujet de « Enquêtes sur les violences policières : appel à plaintes et témoignages »

  1. Lors de la manifestation prévue à Nîmes ce jeudi 29/10/14, 4 personnes vont être entendues par le Préfet du GARD pour témoigner des violence policières au Testet. La radio France Bleue Gard Lozère a relayé l’information à midi, et 17h et demain matin pour annoncer la manif et a déjà fait des interview flash auprès de deux témoins. Demain d’autres témoins seront là aussi pour répondre en direct et on espère FR3…. courage, nous vous soutenons !!! Un rappel sur la déclaration des droits de l’homme qui a été signée par la France va être fait/ On espère aussi la présence d’Amnistie International à cette manif/

  2. Amadou Koumé avait 33 ans. Ce père de deux enfants, originaire de Saint-Quentin (Aisne), est mort dans la nuit du 5 au 6 mars dernier au commissariat du Xe arrondissement de Paris. Cet intérimaire, venu chercher un emploi dans la capitale, avait été interpellé quelques heures plus tôt, à proximité d’un café du secteur de la gare du Nord. Ce décès dans une enceinte de police n’avait jusqu’ici jamais été ébruité.

    Dans un premier temps, le parquet de Paris avait ouvert une enquête préliminaire pour recherche des causes de la mort, avant de requalifier très rapidement les faits en homicide involontaire. L’enquête a été confiée à l’inspection générale de la police nationale (IGPN). Mais, depuis l’annonce de ce décès brutal, les proches d’Amadou Koumé vivent dans l’incompréhension et se sentent exclus de la procédure.

    La semaine dernière, ils ont chargé leur avocat, Me Eddy Arneton, de déposer une plainte contre X pour violences volontaires ayant entraîné la mort sans intention de la donner et abstention de porter assistance à une personne en péril. « Il faut qu’un juge d’instruction soit désigné pour conduire les investigations », assène Me Arneton.

    Selon les premiers éléments de l’enquête, Amadou a été interpellé le 6 mars à 0 h 5 alors qu’il tenait des propos incohérents. « Il n’était manifestement pas bien, détaille une source judiciaire. Quand les policiers ont voulu le menotter, il s’est débattu. Ils ont dû procéder à une manœuvre d’étranglement pour lui passer les menottes. A l’arrivée au commissariat à 0 h 25, ils se sont rendu compte qu’il était amorphe. Le Samu a tenté de le ranimer, en vain. » Le décès d’Amadou a été officiellement constaté à 2 h 30.

    Pour ses proches, les circonstances doivent être éclaircies. « On ne sait pas comment il est mort, s’indigne Habi, sa grande soeur. Le matin de son décès, il a fallu que je passe trois appels à l’IGPN et que j’implore la personne au standard pour enfin obtenir des informations sommaires. Au téléphone, on m’a dit qu’il avait été transporté couché dans le fourgon et qu’il était mort à 0 h 30. En découvrant l’acte d’état civil, j’apprends que son décès n’a été déclaré que deux heures plus tard. Je me demande si on ne veut pas nous cacher quelque chose. » Lorsqu’ils se sont rendus à l’Institut médico-légal, plusieurs membres de la famille du jeune homme se sont aperçus qu’il présentait une plaie au visage.

    Les parents d’Amadou ont été reçus trois jours après le drame dans les locaux de l’IGPN. Depuis, malgré leurs courriers, les proches n’ont pas été informés des résultats de l’autopsie. Les demandes se sont, semble-t-il, perdues dans les méandres de la machine judiciaire. « Tant que je ne sais pas ce qui s’est passé, je suis incapable de faire mon deuil, s’emporte Jessica, la compagne d’Amadou et mère de leur garçon de 4 ans. J’imagine tous les scénarios possibles. C’est insoutenable. On a l’impression de ne compter pour rien. » La famille d’Amadou a été recontactée en milieu de semaine dernière par les enquêteurs. La direction générale de la police nationale n’a, elle, pas donné suite à nos appels.

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