[Samedi 29 Mars] Réunion de préparation au Printemps de Sivens

Un groupe de travail se réunit tous les samedis à 17h30 sous le chapiteau pour préparer le Printemps de Sivens les 26 et 27 Avril.

Bienvenue aux motivé.e.s pour organiser cet évènement militant et festif !

Sont d’ores et déjà prévus :

une Convergence des marches sur la Zad du Testet depuis 4 villes environnantes,

des ateliers tout au long du week-end : constructions diverses, plantations, maraîchages,

des stands militants d’autres luttes convergentes,

un temps de rencontre-débat sur la lutte spécifique de la Zad du Testet

une soirée festive (en acoustique) le samedi soir,

des ballades-découverte des environs tout au long du week-end

et …

Bouilles Hebdo du 24 au 30 Mars

CETTE SEMAINE

Mardi 25 Mars : délibéré du procès contre les occupant.e.s de la Métairie

Vendredi 28 Mars : audience reportée du procès des occupant.e.s du Bouillon (parcelle ONF)

Samedi 29 Mars :

Rencontre-discussion sur le devenir de la ZAD :

– 12h pique-nique partagé

– 14h discussion, création de collectif agricole, projets, maraîchage, construction d’une alternative au projet de barrage à plus long terme, …

Réunion de préparation du Printemps de Sivens (26&27 Avril) :

17h30 sous le chapiteau

Dimanche 30 Mars :

17h : Assemblée Générale hebdomadaire sous le chapiteau

LA SEMAINE DERNIERE

Vendredi 21 Mars

Le rapport de forces a un peu évolué en notre faveur cette semaine. En effet, contre toute attente, la dernière séance de déplacement d’espèces protégées a été tentée, avec la même tactique de ruse gendarmiste que les 3 précédentes. Mais pour la première fois depuis les victoires du mois de novembre, nous nous sommes avérés plus rusés que la gendarmerie. Nous avons perturbés cette 4ème séance suite à un long cache-cache dans les bois, à l’issue duquel ils ont été retrouvés couchés en position de camouflage !! Les agents de capture n’ont pas pu accéder à la zone de prélévement et sont repartis bredouilles. N’ayant pas obligation de résultat, prétendront-ils que ce passage valide leur mesure de déplacement d’amphibiens ? Il faut s’attendre à tout ! Nous remercions les forces de gendarmerie pour leur participation à nos exercices. Nous progressons à grande vitesse, en partie grâce à eux…

Cette séance n’aurait sans doute pas été tentée si elle était optionnelle, et à l’heure actuelle, c’est une séance qui reste à faire pour pouvoir déboiser en toute légalité.

Sur le front juridique, nous nous en tirons plutôt bien pour les expulsions : délibéré pour la Métairie le Mardi 25 mars au soir et report de l’audience pour le Bouillon (principal rempart contre le déboisement) au Vendredi 28 mars. Même dans l’hypothèse d’une expulsion immédiate décidée par le juge, il serait impossible de mettre en oeuvre à temps pour finir le déboisement le 31 mars (date limite fixée par arrêté préfectoral). Reste à l’adversaire 2 possibilités : déboiser malgré notre présence permanente sur le site à déboiser (ce qui demande un dispositif policier énorme) ou refaire un autre arrêté dérogatoire (ce qui risque de fâcher sérieusement les amis des oiseaux et les naturalistes officiels en particulier à cause de la période de nidification).

Mercredi 19 Mars

Nous avons également été à l’offensive mercredi avec une visite des clowns activistes et autres joyeux musiciens à la SEBSO (le déboiseur), qui a déclenché une alerte sur un de leurs sites (classé SEVESO 2), dans l’espoir de contribuer à les dissuader de venir déboiser.

Plus que jamais, il parait évident que dans la phase actuelle de la lutte au moins, l’enjeu est plus d’être rusé.e.s, vigilant.e.s et souriant.e.s avec les voisin.e.s que de monter des barricades et de les défendre en jetant des projectiles.

Depuis le début, quasiment aucune violence n’est constatée par la gendarmerie et c’est sans utiliser la force que nous sommes en train de gagner.

Rien ne permet néanmoins d’affirmer que l’adversaire ne finira par avoir recours à la violence policière, mieux vaut donc y être préparé.e.s.

Il reste très probable que la préfecture fasse un nouvel arrêté autorisant le déboisement au mois d’avril,mais c’est quasi impossible au mois de mai. Notre mobilisation ne doit surtout pas faiblir, continuez à nous visiter ou vous installer et dans quelques semaines, une partie des financements de projet de barrage pourraient partir en fumée, faute de délais respectés !

Un deuxième kyste est en train de pousser !

[Samedi 29 Mars] Débat Bouilles sur le devenir de la ZAD

Rendez-vous au Bouillon pour une rencontre-discussion sur le devenir de la ZAD.

12 h : Pique nique partagé.
14 h : Discussion: Création de collectif agricole, projet(s) maraîchage, construction d’une  alternative au projet de barrage à plus long terme, etc.

Les mesures compensatoires au barrage de Sivens

Cette synthèse à pour but d’expliquer ce que sont les travaux des naturalistes sur le Testet et les raisons de notre mobilisation pour les empêcher. Ces travaux, appelés mesures de compensation, sont parties intégrantes des opérations de réalisation du barrage.

Lorsque l’on parle de «mesures de compensation», on pense d’abord à la déportation d’espèces animales et végétales. À ce «transferts d’espèces », il faut ajouter les travaux d’«ingénierie écologique», C’est à dire la création de milieux complètement artificiels pour «compenser» ce qu’on vient de bousiller. Il s’agit de remodeler complètement l’espace : creuser des mares, planter des arbres, fabriquer des refuges pour les reptiles, redessiner le paysage.

Il faut savoir que tous ces travaux sont permis par un arrêté intitulé « autorisation de capture, enlèvement, destruction, perturbation intentionnelle d’individus, ainsi que de destruction, altération, dégradation d’aires de repos et de reproduction d’espèces animales protégées ».

Les mesures d’«ingénierie écologique» sont majoritairement concentrés autour du futur « plan d’eau normal » mais concernent aussi d’autres communes proches de Lisle-sur-Tarn.

Nous présenterons, ici, ce que les naturalistes, qui travaillent avec la Compagnie d’Aménagement des Coteaux de Gascogne pour verdir ses projets, entendent faire, quand et comment.

1- Les transferts d’espèces : modalités du déplacement d’espèces animales protégées.

a) Lamproies de Planer :

Cette espèce de poisson est capturée par pêche électrique, durant les 2 premières années du chantier, avant la mise en eau de la retenue, d’abord au niveau de la digue, puis tout le long du Tescou.

Les captures se font en minimum 2 passages, dans les zones les plus favorables (substrat fin). Les relâchés se font principalement en amont de la retenue, ainsi qu’en aval, dans les zones où la population est en mauvais état de conservation.

b) Amphibiens :

Ils seront capturés en 4 passages par ramassage à la main en milieu terrestre ou au filet troubleau (épuisette) en milieu aquatique. Les relâchés seront effectués principalement en aval de la retenue, ainsi que dans la zone humide proche de la Métairie Neuve.

Des passages supplémentaires pourront être réalisés en mars et avril si des adultes ou des pontes sont observés pendant les travaux.

c) Reptiles :

Ils seront capturés en 2 passages effectués à 10 jours d’intervalle afin de recueillir les individus dans leur habitat ou sous des plaques refuges. Les relâchés seront fait en aval et en amont. Des passages supplémentaires sont également prévus en cas de présence d’adultes dans la zone des travaux.

d) Agrion de Mercure :

Les larves de cette espèce de demoiselles (insectes proches des libellules) seront collectées dans le Tescou, soit en collectant les plantes leur servant d’habitat, soit au filet « Surber » en peignant la végétation. Les individus seront déposés dans les ruisseaux de la rive droite du Tescou.

2- Ingénierie écologique :

Comme les transferts d’espèces, les mesures d’ingénierie écologiques sont une obligation légale.

Elles consistent en la création de milieux artificiels destinés à « compenser » les surfaces de zones humides détruites par le projet et peuvent être réalisées avant, pendant et après le début des travaux.

Le coefficient de compensation préconisé par les services du Conseil Général est de 2 à 2,5 fois la surface détruite mais pour ce projet, il sera de 1,5 (18 ha recréés pour 12 ha engloutis).

3- Planning des interventions :

Comme pour chaque étape du projet, les aménageurs proposent un calendrier prévisionnel.

 
Voici un bref résumé du planning des prochaines interventions sur le terrain :

– Février 2014 : Déplacement des larves d’Agrions de Mercure et début des captures d’amphibiens

– Mars 2014 : Fin des transferts d’amphibiens (4 passages en tout) et des larves de demoiselles, déplacements des reptiles (2 passages à 10 jours d’intervalle).

À partir du 10, début des travaux de déboisement et débroussaillage, jusqu’au 31.

Captures supplémentaires éventuelles si des individus (reptiles ou amphibiens) sont repérés au cours des travaux.

– Septembre 2014 : début des travaux de terrassement.

– Septembre, octobre et novembre 2014 : déplacements d’espèces éventuels.

– Novembre 2014 à fin janvier 2015 : reboisement des rives du plan d’eau normal

Les dates de réalisation des autres opérations de génie écologique sur le site sont conditionnées par la date de début du chantier.

Des suivis écologiques réguliers auront lieu jusqu’à 10 ans après la fin du chantier.

Télécharger les mesures compensatoires en .pdf

Appel à mobilisation et occupation

Appel à mobilisation, occupation, réoccupation et actions décentralisées

contre le barrage de Sivens, pour la sauvegarde de la zone humide du Testet

La magnifique vallée du Tescou est menacée par un projet de barrage. En bordure de la forêt de Sivens à 10 Km de Gaillac (Tarn), c’est 35 hectares de zone humide, forêt et bouilles* qui doivent être noyées pour satisfaire les besoins de l’économie capitaliste : un gros chantier pour une grosse entreprise (la CACG) et de l’eau à profusion pour favoriser l’agriculture intensive. 18 hectares classés «zone humide» sont concernés, ainsi que de la forêt. Parmi les nombreux animaux sauvages qui y vivent, on compte une centaine d’espèces  « protégées » dont cinq menacées.

Le projet est financé intégralement par des fonds publics (dans les 10 millions d’euros) et doit servir uniquement des intérêts privés. Il a été mené en contournant les lois trop contraignantes et en jouant sur les chiffres pour fausser les dossiers. Les alternatives proposées ont été occultées par les politiques qui ont scrupuleusement suivi les consignes de leurs amis affairistes en leur apportant une caution démocratique.

Depuis le mois de novembre, nous avons déjà bloqué plusieurs tentatives de « déplacements d’espèces » et les opérations d’une équipe de géomètres. Le projet est peu connu par la population locale qui n’a presque pas été informée, mais le potentiel de soutien est grand. Un gros travail de communication reste à faire. Nous occupions depuis le 23 octobre 2013, une ancienne ferme à l’abandon, la Métairie Neuve, jusqu’à ce qu’elle soit saccagée par une vingtaine d’individus cagoulés le 23 janvier. Les 25 et 26 du même mois, une cabane et un campement étaient collectivements reconstruits sur un autre terrain, la « Bouillonnante », situé sur la « Zone à Défendre » proprement dite.

Une procédure judiciaire a abouti à une ordonnance d’expulsion pour le terrain occupé, sans qu’aucun huissier ne se soit présenté, ni que personne ne nous ait prévenu officiellement. On nous réserve donc une expulsion « surprise ». Les promoteurs du projet sont tenus par des délais très serrés (arrêtés préfectoraux et conditions des financements européens). Nous nous attendons donc à une expulsion imminente et à une accélération des opérations. Nous sommes à une période charnière du projet et les semaines à venir seront décisives.

En cas d’expulsion, nous appelons touTEs les individuEs, comités, collectifs et autres forces de résistance à organiser des actions décentralisées auprès des entreprises et institutions porteurs du projet: CACG, Adour Garonne, conseils généraux du Tarn et du Tarn et Garonne, ou auprès des représentations locales des institutions ayants pris partie dans le projet: préfectures (état), DREAL (ministère de l’écologie), communanuté européenne.

Dans tous les cas et dès maintenant, le collectif « Tant qu’il y aura des bouilles » appelle celles et ceux qui refusent ce monde à venir occuper, construire, reconstruire et habiter la zone pour bloquer ce projet jusqu’à son annulation ! Notre résistance est dynamique et créative, nous luttons contre un système, des idées et des pratiques, mais dans aucun cas contre des individus.

Copains d’ici et d’ailleurs, amiEs bâtisseuses et bâtisseurs de nouveaux mondes, rejoignez-nous au plus vite ! Les courtes visites sont appréciées autant que les longs séjours! Une victoire sur un grand projet nuisible est à notre portée!

https://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com; collectifbouilles@riseup.net

*bouilles: terres ou prairies humides sans valeur financière

télécharger l’appel en .pdf

télécharger l’appel illustré en version tract en .pdf

sauvegardezonehumide

[Vendredi 7 Février] Compte-rendu de la réunion d’information à Alban

Tout d’abord, un grand merci aux militants de l’APEAR-Collectif PURBURG, organisateurs de la réunion, qui ont résisté aux pressions de certaines personnes du monde agricole qui ne souhaitaient pas que ce débat ait lieu.

Assemblщe Alban 7 02 2014 floutéNous avons présenté devant une assemblée d’environ 25 personnes, en majorité des paysans (Alban est une région  de polyculture-élevage), les raisons de notre opposition au barrage et au monde qui va avec.

Alain Bou, président d’honneur de la Chambre d’Agriculture du Tarn et président de la SAFER, est venu à ce débat et a dit s’être rendu il y a quelque temps sur le site de la Métairie Neuve occupée et y avoir été malmené par ses résidents. Il a également déclaré que « * face à la désobéissance civique des occupants de la Métairie », *il comprenait  » *la* *désobéissance civique » *des cagoulés qui ont saccagé la ferme. Ces propos ont choqué la majorité de l’assemblée.

[Mardi 4 Février] La Bouillonnante

Magnifique journée ensoleillée suite à une nuit très pluvieuse sur les bords de la vallée du Testet.

2014-02-04_La-Bouillonante

Le camp « la Bouillonnante » est né ici il y a 10 jours seulement et il est déjà plein de vie !

Pas besoin d’irriguer pour nourrir les humains et vivre une belle vie !

Pas besoin de retenir l’eau pour faire face au réchauffement climatique !

Il faut arrêter de couper les arbres et de développer l’agriculture intensive !